BUT

Les buts des CTVS sont :
1. Un monde informé des méfaits des substances psycho actives
2. L’Espérance de la possibilité de trouver le rétablissement, la guérison pour toute forme de cas d’addiction
3. Le bien-être de tous ceux qui aspirent à la liberté de vivre en paix et heureux pour longtemps et pour toujours.




L’ORIGINE DU PROTOCOLE DU TRAITEMENT

Les CTVS utilisent les protocoles du traitement du Plan de 5 jours pour cesser de fumer. Historiquement, Dr Wayne McFarlane et Elman Folkenberg conduisirent le premier Plan de 5 jours pour cesser de fumer en 1960, quatre ans avant que le ministère de la Santé américain établisse un lien entre la cigarette et le cancer des poumons. Plus de 20 millions de personnes à travers le monde ont assisté à ce programme au cours des trente dernières années. Selon les statistiques, entre 30 et 52 % des personnes qui suivent ce plan arrêtent totalement de fumer à long terme, ce qui en fait l'un des programmes les plus efficaces de détoxication du tabagisme. En France, la Ligue Vie et Santé, fondée en 1970 par Philippe Augendre et Dr Jacques Dufau, a souvent obtenu des taux de réussite exceptionnels. Jusqu'à 95 % des participants à un programme du Plan de 5 jours ont arrêté de fumer. Lancé en Californie, pour la première fois, le plan de cinq jours est un système d'accompagnement et de motivation à l'arrêt du tabac qui a fait ses preuves. Le principe: un petit groupe de personnes souhaitant arrêter de fumer se réunit cinq soirs de suite, en compagnie d'un ou deux professionnels (médecin, tabacologue, psychologue). En plus des cinq soirs, il y a parfois une réunion préparatoire ainsi que des réunions de suivi. En principe, le plan de cinq jours s'accomplit sans arrêter son travail ni ses activités quotidiennes habituelles. Dès le premier soir, tous les participants sont censés ne plus fumer, sans aide médicamenteuse. Pendant les séances, qui durent généralement 60 à 90 minutes, les intervenants abordent les aspects physiologiques et psychologiques de la dépendance et du sevrage tabagique. L'accent est mis sur la volonté, la toxicité du tabac, les symptômes de sevrage, la gestion du stress et les questions diététiques. Un régime spécifique est proposé chaque jour, et les séances se terminent avec une collation composée des éléments à intégrer au régime des 24 heures suivantes. Généralement, Chaque participant reçoit un carnet de bord, avec par exemple le programme de la journée, un éventail de menus, une grille pour noter les symptômes de sevrage, des textes de relaxation, des conseils, des témoignages et des tests pour s'évaluer. La méthode a été sans cesse réactualisée au cours des dernières décennies, donc les détails varient d'un endroit à l'autre. Des études précédentes montraient des taux de réussite de l'ordre de 30% pour les grands groupes et de près de 60% pour les groupes plus petits. En 2019, au Togo, à Agou, un centre de désintoxication fut mis au pied pour promouvoir la recherche des causes de rechutes afin de réduire les taux de rechutes tabagiques et atteindre si possible 90% de taux de réussite. Dans la même année, une équipe scientifique fut mis sur pied par Pasteur Noé Léléing Simdinatome, Docteur André Ndaa du Cameroun, qui était le Mentor et professeur des Plans, Docteur AWUTE MENSAH du Togo, Docteur Anani Etoughe Anani du Gabon, Docteur Sossah Laurisse du Cameroun, pour la conception du plan de 10 jours pour cesser de boire l’alcool, et plus tard, la mise au pied, des traitements des thérapies contre la cannabis et la cocaïne. En Avril 2022, le Centre fut transféré à Notse et soutenu par Avis sarl jusqu’en Juin 2024. Tout ceci n’a été possible que grâce à l’autorisation et la bénédiction de deux présidents successifs de 2019 à 2025, de la Fédération des Eglises Adventistes du Septième Jour au Togo : Pasteur GAMETI et Pasteur AGBEDZIGUE ENYONAM.



Actualités du centre

Le traitement de la dépendance est un traitement à long terme. Les objectifs de prise en charge visent idéalement à un arrêt durable du mésusage. Pour toutes les substances en dehors de l’alcool, l’arrêt du mésusage équivaut à un arrêt de l’usage, car il n’existe pas d’ « usage simple » défini en dehors de l’alcool. Par exemple, tout usage, même rare, d’héroïne ou de cocaïne, constitue un mésusage (Mauvais usage d'une chose.) Le terme d’arrêt d’usage doit être préféré au terme d’abstinence, souvent utilisé en pratique mais connoté moralement et donc stigmatisant pour les curistes (patients). Pour l’alcool, la reprise durable d’un usage simple (c’est-à-dire un usage sous les seuils de l’usage à risque d’alcool) est aussi un objectif idéal de prise en charge qui peut être atteint avec certains curistes. Toutefois, pour l’alcool le but de la prise en charge passe par un arrêt brusque et de stabilisation de l’arrêt d’usage des curistes.


Pas de prise en charge médicamenteuse mais diététique

Il est vrai qu’un médicament, destiné à traiter une addiction doit avoir la propriété d’apaiser l’envie de consommer afin de délivrer le patient de cette première contrainte qui lui permettra de se concentrer sur ses soins. Connaissant les effets secondaires, la crainte d’une nouvelle forme de dépendance à ces médicaments, et enfin, nous nous sommes dit qu’il fallait évoluer tout en évitant d’utiliser des drogues pour soigner les addictions aux drogues, mais plutôt, remplacer ces médicaments par la science de la diététique que nous appelons « les médicaments diététiques. »


Prise en charge relationnelle

L’accompagnement et la prise en charge psychologique sont essentiels dans le traitement d’une addiction. Il s’agit d’une phase qui doit être partagée par l’ensemble des professionnels qui vont intervenir dans le traitement de l’addiction (addictologues, psychologues, Physiologue, diététicien ou nutritionniste, formé selon les protocoles du Plan) mais aussi les familles. Cette phase a pour but de soutenir la motivation du curiste jusqu’à la guérison. La prise en charge relationnelle passe notamment par un travail cognitif (thérapie cognitivo-comportementale) qui engage le curiste à peser les bénéfices et les risques de ses consommations. Ces thérapies impliquent par toute sorte d’exercices : analyse et anticipation des situations de rechute, alternatives comportementales, affirmation de soi, expressions des émotions… Cette approche participe à la prise de conscience du problème par l’addict. Une addiction remaniant de nombreux aspects de la vie du patient, la personne en charge des soins devra faire en sorte que ce dernier se réapproprie toutes les composantes de son existence (psyché, physique, relations sociales…). Les psychothérapies individuelles psychanalytiques sont rarement prescrites en première intention, elles surviennent surtout après une rémission stable.


Prise en charge sociale et éducative

La prise en charge du patient sous-tend un changement en profondeur du style de vie de celui-ci avec d’autres modes de relation à soi et aux autres, l’acquisition d’une plus grande autonomie. Cette phase du traitement permettra au curiste de mieux réorganiser son quotidien, gérer son budget, recréer des liens et développer des relations nouvelles essentielles au maintien de son changement de comportement.